Le projet

Les chiffres clés du projet

3,1 ha

de surface concernée
par le parc

0,25 ha

de panneaux solaires

580 kWc

de puissance installée

~ 150 foyers

équivalent en foyers alimentés en électricité (avec chauffage)

~ 181,5 tonnes

de CO2 évitées par an

Localisation : où se situe le projet ?

Le projet est localisé au sud de la commune d’Outarville dans le Loiret (45), à 40km au nord d’Orléans.

Calendrier : où en est-on ?

Juin 2024

Première rencontre avec la mairie d’Outarville

Décembre 2024

Dépôt de la demande de déclaration préalable

Juin 2025

Passage en CDPENAF

Juillet 2025

Obtention de la déclaration préalable

Eté 2025

Installation des modules et des trackers

Eté 2026

Travaux de raccordement

Septembre 2026

Mise en service prévisionnelle

La dimension agricole au cœur du projet

Le dérèglement climatique fragilise durablement les activités agricoles. La multiplication des aléas – sécheresses, fortes chaleurs, gel, grêle ou épisodes météorologiques extrêmes – impacte directement les cultures, les sols et les conditions d’élevage. Ces évolutions rendent les productions plus incertaines et complexifient la pérennité des exploitations.

Le projet agrivoltaïque se distingue avant tout par sa dimension de projet pilote expérimental, conçu comme un levier d’innovation et d’adaptation pour l’agriculture de demain. Il vise à évaluer, en conditions réelles, les interactions entre production agricole et production d’énergie, afin de produire des références concrètes sur les bénéfices et les conditions de performance de l’agrivoltaïsme.

 Les objectifs du projet pilote sont les suivants :

  • analyser la cohabitation entre système agricole et panneaux photovoltaïques ;
  • étudier les effets du microclimat créé sous panneaux ;
  • suivre les performances agronomiques des cultures (croissance, biomasse, maturité) ;
  • évaluer la performance de l’irrigation, notamment en matière de consommation d’eau et d’évapotranspiration ;
  • tester des solutions d’automatisation et d’optimisation de l’irrigation pour améliorer l’organisation de la production culturale.

À travers cette démarche expérimentale, le projet ambitionne plus largement de :

  • renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique ;
  • limiter la variabilité des productions d’une année sur l’autre ;
  • sécuriser l’avenir des exploitations grâce à des revenus complémentaires et durables ;
  • contribuer à la production d’une énergie renouvelable locale, au service du territoire.

Ainsi, ce projet pilote constitue à la fois un outil d’expérimentation, un support d’innovation agronomique et un modèle potentiel de transition agricole et énergétique.

Des projets strictement encadrés par la réglementation

L’agrivoltaïsme est encadré par la loi APER du 10 mars 2023 et le décret du 8 avril 2024. Pour être reconnu comme tel, un projet doit garantir que l’activité agricole demeure l’activité principale de l’exploitation.

L’installation agrivoltaïque doit également apporter au moins un service direct à la production agricole, sans dégrader les autres, tels que :

L'amélioration du potentiel et de l’impact agronomique

La protection
contre les aléas

L'adaptation
au changement climatique

L’amélioration
du bien être animal

Par ailleurs, le projet agrivoltaïque doit appliquer de nombreux critères réglementaires. Le schéma ci-contre en illustre certains :

  • Surface non exploitable : la réglementation limite à 10 % la part de surface rendue non exploitable par l’installation, notamment dû aux pieux.
  • Taux de couverture : la part de la surface agricole recouverte par les panneaux ne doit pas dépasser 40 %, afin de préserver la fonctionnalité des parcelles et la conduite des pratiques agricoles.
  • Libre circulation des engins et des animaux : le dimensionnement et l’implantation des structures doivent permettre l’utilisation des outils agricoles et le maintien des itinéraires techniques.
  • Activité agricole significative : l’exploitation des panneaux est conditionnée au maintien de l’activité agricole et de ses rendements. En cas d’arrêt de la production agricole, l’exploitation photovoltaïque ne peut se poursuivre.

Ces exigences garantissent que l’agrivoltaïsme reste avant tout un projet agricole, au service des exploitants et du territoire.

Un projet sur mesure pour les exploitations agricoles

Les pratiques agricoles et les besoins du terrain ont été pleinement intégrés dans la conception du projet. Les échanges menés avec l’expert agricole de l’équipe et le bureau d’études spécialisé ont permis de concevoir une installation tenant pleinement compte des pratiques agricoles : chaque choix technique a été adapté pour préserver et faciliter l’activité sur les parcelles.

Contrairement aux centrales solaires classiques qui utilisent des panneaux fixes orientés vers le sud, notre projet agrivoltaïque utilise une technologie de type trackers, c’est-à-dire des panneaux capables de s’orienter au cours de la journée.

Le pilotage des panneaux s’adapte avant tout aux besoins des cultures et aux pratiques agricoles. Ainsi, leur position peut être ajustée pour faciliter le passage des machines ou répondre à des besoins agronomiques spécifiques. Lorsque les plantes n’exigent pas d’orientation particulière, les panneaux suivront alors la course du soleil pour optimiser la production d’énergie.

Des dimensions de structures adaptées aux pratiques agricoles

Le dimensionnement des interdistances entre les tables photovoltaïques, ainsi que leur hauteur, a été conçu de manière à garantir la compatibilité avec l’ensemble des outils agricoles utilisés par les exploitants, tout en assurant une couverture suffisante pour bénéficier des effets agronomiques attendus (protection des cultures, ombrage, etc.).

Les panneaux peuvent être orientés pour faciliter le passage des machines agricoles, en adoptant un positionnement défini selon les besoins de l’exploitant, ou pour permettre la libre circulation des animaux sur l’ensemble de la parcelle.

Ce projet agrivoltaïque pilote vise à évaluer l’impact de deux configurations d’inter-rangs sur la synergie entre la production agricole et les panneaux solaires en grande culture. Pour cela, deux zones ont été aménagées, différenciées par l’espacement entre les rangées de panneaux solaires : l’une avec un inter-rang de 25,6 mètres (distance entre pieux), et l’autre avec un inter-rang plus resserré de 13,6 mètres. Cette configuration permet d’évaluer l’influence de l’ombre portée et de l’espace disponible sur le rendement des cultures.

L’implantation du projet

Le scénario d’implantation final est le résultat d’une variante adaptée aux pratiques agricoles et aux enjeux du territoire. Celui-ci a été pensé pour répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les dimensions humaines et environnementales, en concertation avec les acteurs locaux.

L’intégration paysagère

Dès la conception du projet agrivoltaïque, une attention particulière est portée à son intégration dans le paysage local. Les choix d’implantation et d’aménagement visent à limiter la perception visuelle des installations et à préserver l’identité du territoire.
Plusieurs principes guident cette démarche :

  • Évitement des secteurs les plus sensibles : les parcelles présentant les enjeux paysagers les plus forts ont été exclues de la zone d’implantation. Le choix s’est porté sur une parcelle offrant une visibilité limitée depuis le bourg du village ainsi que depuis les principales voies de communication, afin de minimiser l’impact visuel du projet.
  • Plantations paysagères : sur les secteurs identifiés comme sensibles, des haies composées d’essences locales et adaptées sont prévues afin de réduire les vues directes sur les installations et de renforcer les continuités paysagères.